" Du maquillage à la peinture, il n'y a que les pinceaux qui changent "
Eloge de la lenteur
Le nihonga procure un calme intérieur et nous sort de l’urgence. Le peintre écrase et mélange les pigments sous ses doigts, seul le contact avec la peau peut indiquer quand la couleur est prête. Grâce au temps que le peintre s’accorde pour la préparation, c'est aussi un temps de réflexion nécessaire pour chaque élément entrant dans la composition du tableau,
Mono no aware - la beauté de l’éphémère : Le nihonga une école de respect de la nature : Quand le peintre de nihonga s’intéresse aux motifs de la nature, il a présent à l’esprit que cette nature est éphémère, les saisons passent et tout est éternel mouvement.
Au fil du temps
Pendant quinze ans, j’ai cru que peindre à l’huile était mon destin. Jusqu’au jour où mon corps m’a dit stop.
Les solvants, les odeurs tenaces… Ma santé ne tenait plus qu’à un fil. J’ai dû ranger mes pinceaux, terrifiée à l’idée de ne plus jamais créer. C’était un deuil immense.
C’est dans cette faille que le Nihonga est entré dans ma vie.
Pas de produits toxiques. Juste des pigments naturels, de la colle animale, et une patience absolue. Cette technique japonaise millénaire m’a appris la lenteur. Elle m’a appris l’humilité. Ici, on ne couvre pas ses erreurs. On recommence. On accepte que la matière impose son rythme.
Dans mon atelier silencieux, le doute grandissait. Personne ne semblait comprendre. Pourquoi s’obstiner avec des techniques si anciennes, si complexes, dans un monde qui veut tout, tout de suite ?
Je me sentais seule. Incomprise. Comme si mon art appartenait à un autre siècle.
Puis, un jour, une femme est entrée dans mon atelier. Elle n’a rien dit. Elle a juste posé sa main sur une de mes œuvres, là où la lumière dansait sur la poudre d’or. Ses yeux se sont remplis de larmes. Elle m’a dit : « On dirait que vous avez peint mon silence. »
Ce jour-là, j’ai compris. Le Nihonga n’est pas qu’une technique. C’est un langage. Un langage qui parle à ceux qui, comme toi, cherchent la beauté dans la lenteur, la profondeur dans la matière, et l’émotion dans chaque détail.
Je ne peins pas pour remplir les murs. Je peins pour réveiller ce qui dort en toi.
Aujourd’hui, je partage cette passion à travers mes œuvres et mes cours. Si tu ressens cet appel, si tu veux découvrir comment une peinture peut devenir un refuge, je t’invite à visiter mon site.